Mardi 16 octobre 2007

Accueil-01-copie-1.jpgLe périphérique, les embouteillages, le bazar de la banlieue parisienne quoi ! Puis un immeuble industriel à Montreuil, dans un lieu appelé Mozinor, où l’on accède à l’entreprise par une rampe directement en voiture, comme dans les garages jeux de notre enfance. Au troisième, sous la terrasse, la société Carrafont est défendue par une trés belle paroi en acier brossé. Vous sonnez, et Denis et son équipe vous accueillent dans des locaux immenses et clairs, l’ambiance y est chaleureuse et simple.
Denis Carré, sorti de l’école en 1984 en architecture intérieure a créé la société Carrafont avec ses associés de l’époque (Olivier Lacouche et Vincent Lafont) en 1985; la petite entreprise réalisait alors maquettes d’architecture et prototypes ‘à la main’. A l’heure actuelle, même si le poncage est resté largement en vigueur sur les tables de travail, l’activité de la société est vraiment différente; ordinateurs, fraiseuses numériques sophistiquées voisinent avec les machines plus traditionnelles de tournage.

ms-web-copie-1.jpgMaquette de flaconnage - Parfum "Miss Sixty" pour Coty, Design Cent Degrés.
Carrafont affectione la réalisation d'objets en PMMA.

Recherche de nouvelles matières, prototypes de packaging, flaconnages, inovations techniques, c’est maintenant l’essentiel de l’activité de la société, et ne comptez pas voir une image des projets en cours, tout y est top secret bien évidemment ! Si les techniques utilisées sont contemporaines, les formations professionnelles de l’équipe sont semblables; les collaborateurs de Denis sont allés sur les bancs de l’école Boulle, en sculpture bois, ou de Créapole en design produit.
La curiosité et la passion est intacte aussi chez Carrafont depuis 20 ans, réfléchir à de nouvelles problématiques, à des projets toujours nouveaux, des matières nouvelles à travailler.
Les professionnels ne s’y trompent pas, ils restent fidèles à l’entreprise.
Et puis, Denis est en relation avec les professeurs des écoles d’art, participe au jury de l’école
Boulle, il conserve tous les contacts de notre promotion d’anciens élèves. Lorsque son emploi du temps chargé le lui permet, trop rarement, il dessine, trés bien même.... Pour contacter Denis (clic)VG-pour-web.jpgMaquette Villa Garnier, échelle 1/100 ème en corian, pour le Musée des Monuments Historiques "Palais de Chaillot" inauguré en septembre 2007. Carrafont a réalisé 15 maquettes pour ce musée.

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par Geneviève Gaillard ajouter un commentaire publié dans : Maquettiste prototypisque

Samedi 16 juin 2007

"Tour, fraiseuse, scie à ruban, scie circulaire, thermoformeuse, lapidaire, touret à polir, meuleuse, limes, rapes, pied à coulisse, jauge de profondeur, compas, calibres à rayons, pointe sèche, pointeau, crayon, pistolet à peinture ...
Voici quelques uns des principaux outils nécessaires au travail de maquettiste prototypiste. Tel est le métier que j'exerce avec une dizaine de personnes au sein de la société Pigment Rouge, petit atelier situé dans un joli quartier populaire du 20ème arrondissement de Paris.
Ici le travail se fait encore à la main et le principal ouvrage consiste à réaliser flacons de parfum, objets fonctionnels, volumes divers, pour le secteur du luxe,  parfumerie et  cosmétique, également la publicité. Passer d'un plan ou d'un croquis à un volume recquiert tout autant la réflexion technique quant aux contraintes de faisabilité, un éventail d'idées, une logique de construction, que le regard esthétique. Une ligne ne doit jamais se briser, un volume s'équilibrer. Les matériaux, métaux, bois, résines, soigneusement polis, poncés, ou peints concourrent à  finaliser une forme. Tel est l'héritage manuel et théorique que ma formation aux métiers d'arts en sculpture sur bois me permet de mettre en oeuvre chaque jour depuis plus de treize ans, même si depuis ce temps, l'évolution des techniques permet pratiquement de fabriquer une forme sans que la main de l'homme n'intervienne.
Justement, cette main, ces connaissances hérités des métiers d'art depuis de nombreuses générations, ce regard, cette exigence, c'est la valeur ajoutée à défendre chaque jour et pour l'avenir afin que continuent de vivre nos différents métiers.
Le marché n'étant pas une fin en soi, il faut pour se faire, contribuer et continuer la transmission de ces savoirs hérités des générations précédentes. Le point d'orgue de nos métiers, c'est quand la technique et la beauté trouvent un sens dans la réalisation d'un objet, pour certains artisans d'arts, d'une oeuvre. Plus qu'un coût, c'est souvent  l'histoire d'un choix de vie, d'une formation, d'un regard: un véritable héritage". Delphine Germain

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par Delphine Germain ajouter un commentaire publié dans : Maquettiste prototypisque
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